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En présence du terrible fléau qui a décimé tant de populations pendant cette année , en France, le coeur et l'âme se reposent avec délices sur les actes de dévouement sans nombre dont notre pays doit être fier. Depuis l'humble soeur de charité jusqu'aux sommités de la science médicale, depuis le simple curé de village jusqu'à évêques les plus distingués, depuis le dernier villageois jusqu'aux premiers administrateurs des départements, tous ont fait espérer un sort meilleur, pour notre patrie, que celui qui lui est promis parce fatal égoïsme appelé pourtant socialisme, qui cherche à s'implanter parmi nous. Mais le Nord de la France ayant fourni sa large part à cette croisade de charité chrétienne et d'héroïque fraternité, nous n'irons pas chercher trop loin des preuves qu'on pourrait révoquer en doute ; et si la science et le dévouement ont sauvé plusieurs de nos frères atteints par l'épidémie, qui pourra nier aussi l'intervention divine en faveur de ceux qui l'invoquèrent avec confiance et ferveur ? Les faits parlent assez haut ! N'est-ce pas à la protection de saint Roch, dont la relique précieuse repose, depuis peu de temps; sous une châsse magnifique , dans la cathédrale d'Arras, que cette ancienne capitale de l'Artois a dû d'être préservée du fléau, tandis que l'épidémie décimait les populations des communes rurales qui touchent presque aux murs de cette grande ville? On sait cependant si le peu de largeur de ses rues' et la malpropreté de la classe indigente devaient contribuer à rendrez plus terribles les ravages du choléra ?... N'est-ce pas aussi à l'auguste Reine des cieux que des populations ont dû de voir s'éloigner le fléau qui les ravageait ?... Près de Boulogne ; en la commune de Baincthum, le choléra faisait de nombreuses victimes. On tourne les yeux vers le ciel ; il est résolu qu'on ira processionnellement en pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne , au sanctuaire autrefois si vénéré, et que relève de ses ruines la fois de l'un de ces hommes des anciens temps de M. l'abbé Haffreingues. Huit cents personnes environ composent le pieux cortège : un homme qui déjà avait les premières atteintes de la maladie, veut s'y joindre, quelques remontrances qu'an lui fasse. Les prières de ces pauvres gens furent entendues : le cholérique s'enretourna guéri. En rentrant à Bainchtum, le curé trouva chez tous les malades une amélioration sensible. A partir de ce jour, la mortalité a cessé à Baincthum. « Patronne particulière de Boulogne, « Priez donc pour nous ! » Ailleurs, n'est-ce pas encore à la prière que l'on doit d'étré même préservé des premières atteintes du fléau? Il y a peur de temps, on écrivait de Bapaume ce qui suit : « La ville de Bapaume n'a pas encore été » atteinte par le choléra. A l'effet de s'en préserver, »une retraité a été suivie par la presque totalité de la » ville; elle a été close par une procession solennelle, » escortée de trois compagnies de la garde nationale » et du conseil municipal. » « Les rues étaient, jonchées de fleurs ; les magasins " fermés ; les couronnes et les guirlandes étaient " semées à profusion. Arrivé sur la Grand'Place le cortège s'est arrêté, et la statue de Notre-Dame-de- Pitié a été déposée sous un arc-de-triomphe. » Mais toutes les populations soit qu'elles n'aient pas prié, soit qu'elles n'aient pas invoqué le Seigneur et ses saints avec la même ferveur, y n'échappent pas à l'épidémie. C'est alors qu'on voit médecins, riches propriétaires, prêtres, religieuses, se multiplier pour soulager l'humanité souffrante. Les être même les moins dignes de la pitié deviennent l'objet des soins les plus empressés de ceux en qui vit surtout l'amour fraternel, et, plus encore, la charité catholique. On écrit de Bertincourt : — Il y a quelques jours, le sieur M , marchand d'os à B.., buveur en renom, se présentait successivement à la porte des cabarets de Forceville; il était ivre, et se disait atteint de l'épidémie Mais les cabaretiers n'aiment pas les ivrognes qui se présentent escortés du choléra ; ils lui refusèrent doi'c l'entrée de leur maison. Se voyant inhumainement repoussé de tons côtés, M se dirigea vers le presbytère , où il avait aperçu une lumière, et il entra dans la cuisine. A peine y était-il, que les premiers symptômes du choléra se manifestèrent en lui par des vomissements continuels. Malgré tous les secours qu'il fut possible de lui donner il expira après quelques heures de souffrance. Cet événement répandit une telle frayeur, que M. le curé ne put trouver personne pour ensevelir la victi me , et il se vit force d'aller lui-même la déposer tout habillée dans la fosse. A Croisilles, déjà près de 60 malades ont succombé : le doyen est seul : mais tous les prêtres de son canton veulent le seconder ; et l'on cite, parmi ces admirables héros de la charité sacerdotale, les curés de Saint-Léger et de Boisleux-au-Mont. Ce ne sont pas seulement les personnes vouées par état aux oeuvres de la charité, que l'on vit procurer du soulagement à leurs frères malheureux : les plus simples ouvriers se sont élevés à la hauteur des bienfai teurs de l'humanité. On écrit de Laventie : — Au milieu des exemples d'humanité et de dévouement que fait éclater la cruelle épidémie qui nos a tant désolés, et ne nous a pas quittés entièremnt encore, il faut citer celui dont Laventie a été théâtre : "Cette commune a été la plus maltraitée du département, et la maison d'un cloutier a été surtout dévastée. En sept jours, douze personnes y sont mortes' : la maîtresse enceinte de huit, mois ; sept enfants, dont un de quantre ans et un de vingt ans; unouvrier, sa femme et leur fils, et enfin un autre ouvrier. La ferreur en éloignait tout le monde ; plusieurs ouvriers avaient fui ; un seul s'est dévoué , et, pendant une semaines entière, sans jamais se reposer, il a donné successivement les soins les plus actifs à tous ces malades. Pendant sept jours , ni lui, ni le vénérable prêtre qui s'était joint, a lui, n'ont quitté cette maison de douleurs et de mort. L'admiration du pays est extrême ; et nous nommons avec fierté cet ouvrier, qui est d'Arras : il s'appelle Lambert, Ce n'est pas seulement comme une juste récompense que nous; citons le brave. Lambert , mais c'est, aussi pour remarquer combien la terreur est. vaine ; elle est dangereuse même , car elle prédispose à la maladie , tandis que le courage moral la tient, éloignée. Lambert, dont le surnom est Tapage à cause de son caractère ordinairement jovial, se croyait à l'abri du mal, et c'est précisément ce qui a le plus contribué à le préserver. Si les actes de dévouement sont nombreux dans toutes les classes de la société, c'est parmi les méde- cins surtout; que nous trouvons la justification des honneurs que la sainte Ecriture veut qu'on rende- à ceux qui exercent cette profession. Nous ne citerons cependant que quelques faits, comptant sur l'indulgence de ces Messieurs, qui, d'ailleurs, agissent pour un autre motif que celuui de la gloire de ce monde. On écrit de Ste-Omer : - M. Godefroy, officier de santé, établi au faubourg, quitte St-Omer. M Godefroy, nous nous faisons un devoir de le dire, a rendu, depuis l'invasion de l'épidémie , de grands services à la population extramuros, par son zèlé à secourir les malheureux atteints de la maladie les pauvres sur tout lui doivent une reconnaissance étérnelle pour les soins désintéressés qu'ils en ont reçu. La nuit comme le jours, M. Godefroy était à leur disposition; et malgre les fatigues jamais il n'a reculé devant les nécessités du moment. M. Godefroy sera regretté de la; population dont il emporte l'estime à juste titré; Et de Marquion : - Les communes de Quéant, de Lagnicourt, de Morchies et de Pronville viennent de faire une bien grande perte dans la personne de M. François, officier de santé: Ce jeune médecin, qui, depuis l'apparition du choléra dans nos campagnes, avait consacré ses talents, ses forces sa santé, ses veilles au soulagement et au rétablissement des malades,, revenait de tournée, lorsque sur le chemin de Lagnicourt, à Quéant, sa résidence il fut pris des premiers symptômes du fléau. Rentré chez lui, à midi, après s'être transporté malgré ses souffrances, chez un nouveau malade qui réclamait ses soins, il s'est couché pour ne plus se relever. Le soir en effet, il n'ètait déjà plus: Il avait voué sa vie au salut de ses frères atteints de la terrible épidémie ; il a dignement couronné ses derniers instants : il est mort en chrétien , après avoir reçu les secours et les consolations deront lontemps le souvenir de sa mémoire. Les dames elles-mêmes les plus délicates n'ont pas craint d'affronter les danger que l'on courait, pour rivaliser de zéle et de charité avec les hommes les plus dévoués ; auprés des victimes de ce fléau de Diu. A Anzin, près Arras, c'est Madame W. - D..., qui oublie les timides raisons de la peur, pour seconder son, mari qui s'est fait garde-malade, au sein de la population qui enviconne leur maison de campagne. A Sains-en-Gohelle, le choléra sévit pendant quinze jours, et fournit à Madame B...... mille occa- sions de montrer un rare dévouement. On l'a vue portant elle même les provisions de ses malades ; assise à leur chevet, les consolant, ou même leur rendant les devoirs de l'infirmier le plus zélé, de la soeur de charité la plus attentive. Madame B.... appartient à la classe des riches voués par les socialistes à l'exécration ds classes pauvre. Sa conduite est la meilleure réponse aux calomnies lancées incessamment contre les châteaux et le nobles. A Blingel, près St-Pol, c'est un maire qui est heureux de pouvoir, grâces: à son titré de médecin, soulager ses administrés, et leur rendre jusqu'aux derniers devoirs. On écrivait de cette commune : Le choléra , qui a si cruellement décimé la population de notre petite commune, a disparu depuis quelques jours ; au mi- lieu de la consternation générale, une voix unanime s'élève, dans Blingel, pour rendre justice à notre digne maire et officier de santé, M. le C...., dont la conduite, en ces circonstance, est au-dessus de tout èloge. Ce généreux citoyen ne quittait le lit d'un malade que pour courir près d'un autre. Sur pied, nuit et jour, quoiqu'indisposé lui-même, il a porté partout les soins les plus assidus et des secours de toute espèce; et, lorsque les habitants, effrayés, n'osaient approcher, ni des morts, ni des mourants, j'ai vu ce magistrat pousser l'héroïsme et le dévouement jusqu'à ensevelir un mort, assisté par sa servante et un de ses ouvriers dont le moral s'était trouvé rassuré par la présence de cet homme courageux, qui n'a quitté ce corps mort qu'après l'avoir conduit au cime- tière et descendu dans la fosse qui devait le recevoir. A, Boulogne-sur-Mer, les religieuses de la Visitation , qui ne peuvent sortir de leur retraite pour voler au secours de tant de victimes qu'y fait le fléau , sur tout dans la classe des marins, veulent participer , à leur manière, à la charité publique. Touchées des malheurs que l'épidémie a accumulés sur la ville de Boulogne , les Dames de la Visitation ont voulu contribuer à les soulager autant qu'il leur était possible. Dans ce but, elles ont pris chez elles un certain nombre de jeunes orphelines, dont les familles se recommandaient par leurs services ou leurs antécédents honorables. Mais la lettre admirable d'un habitant de Lille, reproduite par tous les journaux de Paris , sur le dévouement du curé d'Oignies, près Carvin, en dira plus, à elle seule, que tous nos récits : « La belle conduite de M. Desfontaine, curé-doyen de Saint-Nicolas à Valenciennces, dont tous les journaux du Nord ont parlé, m'en rappelle une autre non moins admirable qui mérite de trouver encore place  dans les colonnes de votre excellent journal, quoique vous en ayez sans doute déjà entretenu vos lecteurs. Je veux parler de celle d'un pauvre curé de campagne , d'un saint prêtre du diocèse d'Arras , qui durant l'épidémie donna des preuves éclatantes de courage, et atteignit les plus sublimes dégrés de la charité chré- tienne. "Oignies est un petit village perdu dans les bois et assis sur la frontière du département du Pas-de-Calais, qui touche Seclin. Sa population est d'environ 1,300 âmes. Des les premiers jours de son invasion , le choléra y fit des ravages immenses. Le nombre des malades monta jusqu'à 800 ! il en mourut 209! Le cimetière était trop petit. on fut obligé de prendre quelques pieds de terre dans un champ voisin pour enterrer les victimes du fléau. La terreur était si grande dans le village, que tous les habitants qui n'étaient point atteints de l'horrible mal s'enfuyaient, abandonnant leurs chaumières et leurs moissons. Le curé, nommé E.... D et le maire, vieillard presque septuagénaire, restèrent seuls au milieu des malheureux cholérîques, qu'un savant et respectable médecin de Carvin , M. C G accourut visiter. » Le prêtre, bon Samiritain , charitable pasteur , versa le baume de la parole divine et l'huile des infirmes sur ces brebis mourantes, huit cents fois en moins d'un mois et demi. Puis, comme la plupart des moribonds étaient pauvres, il répandit à pleines mains l'aumône sur leur couche de douleurs. Il fallait des remèdes : il vendit un petit patrimoine de 3,000 francs pour en acheter ; puis il donna son ligne pour ensevelir les morts, qu'il fut souvent contraint de rouler lui-même jusqu'au cimitière dans une brouette ?.... Deux fois il manqua de pain pour donner aux orphelins qu'il avait recueillis , et il fut plus de, cinq semaines sans se coucher, dormant une heure ou deux au chevet des malades, dont il s'était établi tout à, la fois le consolateur et le gardien. » J'ai eu le bonheur de voir ce saint prêtre dernièrement , et, à force d'instances, j'ai pu arracher à sa modestie, quelques détails sur les soins qu'il avait prodigués aux cholériques. Voici ses propres paroles, que je garantis sur, l'honneur : « A chaque Instant, dit-il, on venait m'appeler pour voir de nouveaux malades. Quand j'entrais dans. une maison , je trouvais souvent tout en désordre ; les cholériques étaient à peu près abandonnés parleurs parents effrayés, qui n'osaient s'approcher du grabat; où ils s'agitaient dans les convulsions, de l'affreuse maladie, craignant la contagion d'un si redoutnble fléau. J'étais obligé, pour les confesser, de leur donner a boire, de leur frotter l'extrémité des pieds et de leur rendre une foule de soins pareils, sans quoi ils ne vouiaient point entendre parler de confession. Plusieurs fois durant l'exercice de mon saint ministère, je recevais au visage et sur mes habits, les vomissements de ces pauvres malades, et je m'essuyais en songeant aux; crachats dont les soldats couvrirent la face de mon Dieu, dans la nuit, du Prétoire, quoique le motif ne fût pas le même. » «( Un soir, j'entrai dans une chambre où quatre cholériques, se débattaient dans le délire du mal, et de la frayeur ; l'un d'eux voulait se sauver pour ne point mourir ; un autre appelait à son secours; un troisième demandait à grands cris du café. Je m'eforçai de les calmer, mais inutilement ; deux se sauvèrent tout nus dans la rue; je courus après eux, et les ramenai ; puis je m'occupai du meyen de satisfaire le désir de celui qui demandait du café. N'en ayant point de préparé chez moi, je courus frapper à plusieurs portes qui ne s'ouvrirent point ; on craignait que je ne vinsse prier de m'aider pour quelque ensevelissement. " Cependant un chrétien se mourait sans sacrements, et il me fallait trouver la liqueur si ardemment désirée, pour obtenir de lui l'aveu de ses fautes. Je retourne chez moi, et, comme ma servante était atteinte du choléra, je me mets à broyer du café, j'allume du feu , je procède à l'infusion; et quand elle fut achevée, j'allai à l'église chercher le saint Viatiques ; et tenant d'une main le pain des anges, et de l'autre la cafetière brûlante , je me dirigeai en pleurant, et à travers les ténèbres, vers la demeure du moribond , qui m'attendait pour mourir. » Oh ! que mon coeur était serré à la vue de tant de misères ! J'eusse donné volontiers ma vie pour sauver mon troupeau de la mort, et je n'avais que de stériles pleurs à lui offrir !... » Saint Charles Borromée à Milan, et M. de Belzunce. à Marseille, n'eurent pas une charité plus grande ni un dévouement plus sublime que cet humble curé de campagne qui s'est dépouillé de tout ce qu'il possédait et qui même a poussé l'héroïsme jusqu'à faire des dettes pour subvenir à ses ouailles agonisantes!.. Honneur à vous, prêtre du Christ, véritable pasteur selon l'Evangile ! Honneur à vous ! Vous avez montré par votre noble et admirable conduite que le  peu de la charité chrétienne est loin d'être éteint sur la terre, et que, s'il ne rechauffe plus bien des coeurs, il brûle encore dans la du sanctuaire ! Le peuple, ému à la vue d'aussi beaux exemples répétés se toutes parts, comprendra enfin, que ces robes noires dont les impies et les remueurs de payés disent tant mal, ne cahent pas autant de fiel qu'on le suppose. Quel est le socialiste (sans exempter le citoyen PROUDHON, ni son fidèle ami Greppo) qui eût osé suivre, même de loin, l'héroïque exemple de l'humble curé d'Oignies? Pourtant, ces deux messieurs ont trouvé le moyen de sauver le monde et de renouveler la face de la terrre !! Espérons que Dieu, grâces à tant de charité, aura pitié de notre France !....

Arras, Typ. E. LEFRANC et Comp.
Le Choléra en 1849, ou Bienfaits de Dieu et des hommes pendant l'épidémie
Éditeur : Impr. de Lefranc (Arras) Date d'édition : 1849
Sujet : France (1848-1852, 2e République)
Type : monographie imprimée Langue : Français Format : In-12.
Pièce Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k57271067 Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LB55-2809
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb364528160
Provenance : bnf.fr Vue 14 sur 14


Date de création : 08/08/2011 - 11:51
Dernière modification : 30/03/2013 - 08:47
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